lundi 5 février 2018

Rapport d'activité 2017

Rapport d'activité 2017


Table des matières


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Introduction

Contexte

Les changements dans le pays

Trois cours de formation entièrement gérés et animés par les superviseurs congolais

Le cours de Kisangani du 12 mai au 16 juin.

Le cours de Kinshasa également du 12 mai au 16 juin.

Un premier cours à Goma

Les changements dans le cadre du projet

Session d'octobre 2017 à Kinshasa

Superviseurs-formateurs accrédités

Structure d’organisation du projet en RDC

Le Centre de formation des aumôniers à Goma

Semaine d'introduction intensive

Charte

L'association

Données comptables

Évolution diachronique

Annexes

Rappel: la définition du projet

Evolution du projet de 2010 à 2016

Information sur le personnel de l'association

Information sur les donatrices et donateurs

Le CPT, son histoire, ses principes, son étendue

Buts statutaires de l'association

Principes RPC appliqués par l'association

Apports bénévoles

Contributions des participants 

Efficience du projet

Évaluation

Formation permanente

Formation des superviseurs, formateurs et animateurs de cours

Supervision

Retentissement

Introduction

L'association suisse « Projet CPT au Congo »recueille des fonds et soutient des projets congolais de formation spécialisée d'aumôniers et de formateurs superviseurs. De nombreuses informations sur l'activité au Congo sont disponibles sur ce blogue et sur celui des superviseurs-formateurs formés dans ce cadre.

Par ailleurs, l'origine et les enjeux du CPT ont été présentés à plusieurs reprises dans les rapports des derniers exercices, ils sont relatés dans les annexes.

Contexte

Les changements dans le pays

Le deuxième et dernier mandat du Président Kabila est arrivé à échéance le 19 décembre 2016. La conférence des évêques a réussi à faire éviter un bain de sang en établissant une convention entre la Majorité présidentielle (MP) et l'Opposition. Mais cette convention n'est pas respectée par la MP. L’Opposition ainsi que la société civile ne veut pas s'armer, et paraît désarmée. L'ambiance est toujours délétère, faite d’insécurité et d’attentisme, inhibitrice de toute initiative. Toutefois le mouvement de résistance pacifique, initié par les laïcs catholiques auquel les protestants sont en train de se joindre, est plein de promesse, mais aussi de risques. D’ailleurs il subit déjà des persécutions…

La session d'accréditation et formation continue des superviseurs prévue en décembre 2016 a dû être reportée à mars, puis à octobre 2017, à cause des risques de violences dues à cette situation.

Les violences dans le Nord et Sud-Kivu ne diminuent pas et sont favorisées par la faiblesse de la gouvernance (alliée à sa force répressive !). On dit que la population du Kivu est sous stress post-traumatique permanent. On en voit apparaître des signes à tout moment ; ce qui n’empêche pas la réalisation de projets magnifiques.

La (formation à) l’accompagnement spirituel est de plus en plus d’actualité.

Trois cours de formation de six semaines entièrement gérés et animés par les superviseurs congolais

Le cours de Kisangani du 12 mai au 16 juin.

Le cours de Kisangania été organisé par Samuel Aluta (l'évêque protestant de la province de Kisangani) et animé par Cyrille Ikomba (un abbé) et Tsongo Kasereka (un directeur d’hôpital) venus en avion respectivement de Kinshasa et de Bunia, tous trois superviseurs accrédités ou en formation.

Cyrille Ikomba Kasereka Tsongo Samuel Aluta


Malheureusement, seuls six pasteurs ont participé sur les dix-neuf inscrits. La plupart ne pouvait pas assumer les 100$ de participation.

Stagiaires et animateurs ont été reçus à la communauté Saint-Joseph des pères Comboniens. Un beau et bon cadre calme et doté une bonne logistique, le travail en a été notablement facilité.



La pratique s'appuyait sur l’hôpital général du quartier de Kabondo/Kisangani. Un hôpital catholique de périphérie qui traite beaucoup de maladies différentes, ce qui permet une pratique approfondie de l'accompagnement des malades.

Le cours de Kinshasa également du 12 mai au 16 juin.

Le cours de Kinshasa a été organisé par Alfred Mbuta, le directeur national des aumôneries et fondateur du projet CPT-Congo, animé par Ntobo Grégoire et Benoît Ngoyi, tous trois superviseurs accrédités ou en formation.


Il a rassemblé dix stagiaires, dont cinq venus de la ville de Kikwit (à plus de 500 km de la capitale), où Alfred Mbuta avait conduit une semaine de formation inspirée du CPT.


Une particularité de ce cours: la route était coupée entre le lieu de séjour (chez les Pères Comboniens) et l'hôpital (Cliniques universitaires). Le trajet devait se faire à moto avec en plus une distance de 800 mètres à parcourir à pied, à travers les fossés de la route coupée!

Un deuxième cours porté par le centre hospitalier Heal Africa à Goma

Le 15 juillet commence un cours à Goma avec au total douze candidats dont 4 femmes. Trois formateurs sont présents dont Joël Kuvuna, formateur superviseur accrédité, Ruben Mumpasi et Sophonie Kasiki, tous deux formateurs superviseurs en formation.


Joel Kuvuna en chemise blanche manches longues; Sophonie Kasiki au milieu et Ruben Mumpasi


Le cours a reçu la visite de la représentation de L’université Chrétienne Bilingue de Beni, qui est en partenariat avec le CPT de Goma. Un assistant de la faculté de théologie est venu de là pour aborder le thème de « la mission interculturelle ».

Autre fait marquant: la visite participative de Dr. Jo LUSI, le patron et fondateur de Heal Africa. Sa présence parmi les stagiaires s’inscrit dans le but de s’imprégner et de se rendre compte de l’effectivité de la formation, mais aussi d'encourager les stagiaires dans cette noble et importante responsabilité. Il a la vision de doter d’aumôniers les 90 hôpitaux où il intervient.

Le cours a également reçu la visite du le Professeur Samuel NGAYEMBAKO de l’Université (ULPGL) pour une unité thématique sur l’accompagnement et l’interprétation de la Bible.


La cérémonie de clôture a eu lieu le vendredi 18 août dans le tabernacle de Heal Africa. Plusieurs délégués ont participé à cette cérémonie haute en couleurs : Le représentant de l’ECC Nord-Kivu, les Églises de la place, les représentants académiques des universités de Goma (ULPGL) et de Bunia (UCBC) qui parrainent le CPT de Goma, les représentants de Heal Africa, entre autres. Outre les certificats, une Bible et quelques livres ont été remis à chaque candidat pour son ministère d’accompagnement.

Les changements dans le cadre du projet

Session d'octobre 2017 à Kinshasa

Cette session a réuni les treize superviseurs CPT (dont trois en formation).

Cette session a été organisée
  • à l'occasion des examens d'accréditation de 5 nouveaux superviseurs, pour donner aux formateurs l'occasion non seulement
  • de vivre un processus de formation continue, mais aussi d'en apprendre quelques clés, en vue de pouvoir conduire eux-mêmes de telles sessions à l'avenir
  • de poursuivre leur organisation et administration interne en vue de prendre la pleine responsabilité de l'entreprise de formation pastorale clinique en RDC dorénavant.

Superviseurs-formateurs accrédités

Volée 2012 et 2015
Alfred MbutaJoel KuvunaSamuel AlutaGrégoire NtoboCyrille Ikomba

Volée 2017
Tsongo KaserekaRuben MumpasiDido MakilaBenoit NgoyBylord Ilanga

En formation
Cyril SiassiaBolingo KambereSophonie Kasiki
Aux quatre premiers superviseurs – formateurs entièrement formés en RDC, accrédités en décembre 2015 à l’Université Protestante du Congo, se sont ajoutés cinq autres formateurs par leur accréditation en octobre 2017, après six ans de formation. Ils sont maintenant dix, formés et compétents pour poursuivre l'entreprise de formation pastorale clinique en RDC, en particulier la formation des aumôniers d'hôpitaux.

Ces superviseurs-formateurs accrédités sont dorénavant à l’avant-poste de la formation CPT. Les trois cours CPT de 2017 de six semaines (Kisangani, Kinshasa, Goma) ont été conduits à tour de rôle par trois d’entre eux, qui ont simultanément supervisé et été secondés par cinq autres superviseurs en formation.

Structure d’organisation du projet en RDC

Douze formateurs en formation (un treizième absent) ont précisé ensemble des éléments de structure locale pour l’administration et la réalisation concrète du projet à travers tout le pays. En lien avec la présidence nationale de l’ECC, ils ont créé et établi la constitution:
  • du Conseil des Superviseurs (qui détermine la politique de la gouvernance du P projet en RDC), il ne peut pas facilement se réunir in corpore à cause des énormes distances. Il s'est réuni en octobre 2017, à l'invitation du projet.
  • du Comité de Référence (qui assure le contrôle continu de qualité professionnelle et vérifie la conformité du programme aux exigences scientifiques requises en théologie pratique et les exigences des normes internationales du CPT), et
  • du Bureau Permanent (cellule de coordination et d'exécution du projet) constitué de trois membres. Il est situé à Kinshasa.

Ces instances sont incluses dans l'Eglise nationale (Eglise du Christ au Congo) et ne sont pas totalement autonomes.

Des pas décisifs ont été accomplis
  • en vue du suivi des décisions prises: détermination des personnes responsables des suivis
  • par des démarches concrètes de recherches locales de financement, en particulier par la visite de paroisses locales par des groupes de superviseurs, pour les sensibiliser aux défis de la pastorale clinique et solliciter un partenariat financier avec eux.

Le Centre de formation des aumôniers à Goma

Le centre hospitalier Heal Africa (HA) à Goma a poursuivi son projet en alliance avec le projet CPT/RDC, en organisant un nouveau cours CPT à Goma en 2017. Toutefois les dates de ce cours ont dû être reportées de quelques mois jusqu'à ce que sa recherche financière (en Australie, Grande Bretagne et USA) parvienne à Heal Africa et permette d'en assurer le soutien. HA délègue aux formateurs du CPT/RDC la compétence de formateurs. Cela libère le CPT/RDC de la charge d’un cours CPT par année.

Semaine d'introduction intensive

Pour réaliser deux fois une semaine d'introduction intensive (sensibilisation à la pastorale clinique), la Direction nationale des aumôneries (CPT/RDC) a été sollicitée en 2017 par deux instances différentes:
  • La faculté de Missiologie de l'Université Chrétienne de Kinshasa, pour ses étudiants
  • La direction régionale de l'Eglise (ECC) au Bandundu (Kikwit), pour une quarantaine de pasteurs.

Ces deux semaines ont été conduites chaque fois par notre partenaire, le directeur national (le premier superviseur accrédité), accompagné de deux superviseurs-formateurs.

Plusieurs des participants à ces semaines ont été enthousiasmés au point de s’inscrire ensuite et participer au CPT de Kinshasa 17.

Des échos "tardifs" de la semaine de formation intensive conduite en 2015 à Goma pour quarante pasteurs laissent voir des traces durables chez les pasteurs de paroisse et dans les directions d'Eglise ! Une demande d'organiser de telles semaines à Béni (ville martyre) et à Butembo (centre de 500'000h) au Nord-Kivu, est suspendue tant qu'aucun fond n'est trouvé.

Les responsables, superviseurs CPT, du projet en RDC sont bénévoles et surchargés. La communication (par mail) en est souvent ralentie et rendue plus difficile et les comptes–rendus financiers des cours tardent à être envoyés... Pour améliorer le fonctionnement, l'association suisse a établi un système d'acheminement des fonds attribués à un cours qui accélère les procédures et laisse plus de marge d'action.

Un réseau whatsapp a été établi entre les superviseurs qui ont les téléphones adaptés. Ce moyen gratuit fonctionne mieux que les mails, puisque des appareils téléphoniques suffisent à la transmission des informations.

Charte

Également dans le but d'améliorer le fonctionnement et de garantir de part et d'autre la crédibilité des partenaires engagés dans le projet, une charte déontologique a été établie par un accord entre le Conseil des superviseurs du CPT/RDC et l'Association suisse:

  1. Le Clinical Pastoral Training (CPT) est une approche pédagogique visant à former et développer dans leur ministère de relation et d'accompagnement, des aumôniers d'hôpitaux, et également des pasteurs et prêtres et autres serviteurs de l’Évangile, des deux sexes, sans distinction de provenance, race, nationalité, ethnie.
  2. La formation au Clinical Pastoral Training est œcuménique et s'adresse aux ministres des principales Églises chrétiennes, aux professionnels de l'accompagnement.
  3. Elle peut prendre des formes diverses (quant au lieu de la pratique, durée de la formation). Elle privilégie toutefois l'expérience pratique, comme terrain de formation, (par ex par des accompagnements dans un cadre hospitalier).
  4. Elle est une formation à l'accompagnement spirituel centrée sur la personne et elle s'enracine dans le respect inconditionnel, l'empathie, la cohérence, l'authenticité, l'ouverture, la centration sur l'ici et maintenant, l'ensemble des aspects vécus et ressentis.
  5. Les superviseurs-formateurs maintiennent clairement les règles qui assurent la confidentialité: ils veillent  à ce que les propos qui s'échangent et les événements qui se produisent pendant le travail ne sortent pas à l'extérieur.
  6. Un formateur-superviseur en Clinical Pastoral Training adhère de bonne foi à ce qui précède.
  7. Il a suivi une formation d'au moins 140 jours (en principe: deux cours CPT de base, une méthodologie, deux cours co-animés), il pratique couramment les approches du Clinical Pastoral Training dans son activité professionnelle, il rencontre des collègues et des professionnels de la relation, pour les accompagner en supervision.
  8. Lorsqu'il agit en tant que formateur dans un stage, sa rémunération est faite en toute transparence avec le Conseil des superviseurs du CPT/RDC.
  9. En signant cette charte lors de la réception de son diplôme, il confirme son engagement au sens du point 6 ci-dessus.

L'association suisse

L'association a tenu son Assemblée générale à Berne le 7 septembre 2017.

L'assemblée a rempli ses devoirs statutaires. Elle a enregistré en outre que Ruedi Erb entre au comité et prend en charge les tâches que Johannes Chr. Flückiger a portées, soit tout le domaine des campagnes financières et de publicité. Johannes Chr. Flückiger doit mettre fin à sa collaboration pour des raisons de santé. De son côté, Marc Jeannerat a annoncé sa démission comme comptable pour la fin de l'exercice, mais il reste membre du comité de l'association. Corinne Martin assurera dorénavant la comptabilité.

Données comptables

Évolution diachronique

Remarque: Les données deviennent lacunaires du fait de la prise en mains des stages par des organisateurs locaux.




Grosshöchstetten, le 7 février 2018

Association Projet CPT au Congo
Le président : Le secrétaire : L'administrateur :
Klaus Völlmin Jean-Claude Schwab Marc Jeannerat


Annexes

Rappel: Définition du projet

Il s’agit de former des aumôniers d’hôpitaux et d’autres institutions dans la capitale du Congo RDC et d’autres grands centres. Ce projet présente une double face institutionnelle. La face suisse est constituée par la présente association. La face congolaise par l’Église du Christ au Congo, plus précisément la Direction nationale des aumôneries. Les responsabilités et les tâches de chaque face sont clairement délimitées. Selon l’article 3 de ses statuts, l’association suisse récolte des fonds et les transmet. La Direction nationale des aumôneries, maintenant secondée par le Conseil des superviseurs, organise la formation, recueille les inscriptions des stagiaires, engage les formateurs – suisses et congolais – et assure l’intendance.

L’interface entre les deux faces du projet est confiée à trois personnes, des formateurs d’adultes spécialisés dans la formation d’aumôniers selon la méthode du Clinical Pastoral Training – CPT : Le président et le secrétaire de l’association, Klaus Völlmin et Jean-Claude Schwab d’une part et d’autre part Alfred Mbuta, directeur national des aumôneries de l’ECC. Ces trois personnalités se connaissent bien et sont en relation quasi constante depuis plusieurs années. C’est à elles, par exemple, que les fonds sont confiés et elles les acheminent de manière sûre et peu onéreuse.


Evolution du projet de 2010 à 2016,

Quatorze cours CPT ( clinical pastoral training ) de six semaines ont été réalisés dans différents hôpitaux

Cent cinquante pasteurs, prêtres et laïcs ont été formés professionnellement à l’écoute et accompagnement spirituels

Treize formateurs-superviseurs ont été formés pour conduire les cours et accompagner les aumôniers (Cinq ont été accrédités en 2015 ). L’autonomie de compétence est atteinte.

Nombre de bénéficiaires indirects : entre 6’000 et 20’000 par an.

Dès 2016, un centre hospitalier à Goma (Heal Africa) prend à sa charge la formation des aumôniers à l’Est du Congo, à l’aide des formateurs accrédités par le projet.

Information sur le personnel de l'association

Johannes Chr. Flückiger s'est retiré et a été remplacé par Ruedi Erb. Christiane Kolzer a souhaité ne plus participer aux séances du comité.

Klaus Völlmin (bkvoellmin@bluewin.ch ), pasteur retraité de langue alémanique, est un superviseur CPT actif bilingue. Il a participé à la vie du CPT dès son introduction en Suisse alémanique. Il assume la présidence et la promotion de l'association pour la partie alémanique. Le siège est à son domicile.

Jean-Claude Schwab (jct.schwab@bluewin.ch) pasteur à la retraite, superviseur CPT actif, est le secrétaire de l'association.

Ruedi Erb (erb.rudolf@bluewin.ch)est en charge des campagnes financières et de publicité.

Marc Jeannerat (mjeannerat@bluewin.ch), ancien pasteur et directeur du CSP Berne-Jura, assure diverses tâches informatiques.

La durée de fonction des membres de l'association et du comité n'est pas limitée dans le temps.

Information sur les donatrices et donateurs

Au nombre dépassant la centaine, les donatrices et donateurs de l'association se répartissent entre fondations et institutions, tant catholiques que protestantes, paroisses, alémaniques et romandes et personnes sensibles à la portée du projet. Leur recrutement nécessite un effort considérable d'information de la part des superviseurs porteurs du projet. Donatrices et donateurs sont régulièrement informés par le moyen d'un blog bilingue et de courriels.


Le CPT, son histoire, ses principes, son étendue.

Le Clinical pastoral training est une variété de formation continue des adultes: elle est composée de rencontres individuelles, en groupe et sous forme de sessions de formation pastorale clinique. Toute personne qui exerce un travail de relation, d'écoute et de parole a besoin à son tour de vis-à-vis qui l'écoutent, l'observent, interagissent avec elle et de diverses activités lui permettant de prendre conscience de son mode de communication. Le CPT intègre la dimension spirituelle propre à chacun. Il cherche à affiner l'identité professionnelle, à estimer les ressources et les capacités de la personne de façon réaliste, et à développer sa créativité.

Il faut chercher les racines de cette méthode aux États-Unis il y a moins d'un siècle. Après un lent développement dans le monde anglo-saxon, la méthode à gagné les Pays-Bas et le monde germanique, avant de pénétrer en francophonie, ainsi que dans les cinq continents.

La paternité d'une introduction du CPT en Afrique francophone revient aux Églises congolaises. Elles ont mandaté le pasteur Alfred Mbuta pour répondre à ce besoin de formation spécifique. Celui-ci a contacté l'aumônerie du CHUV à Lausanne en 2008 pour une aide logistique. L’Association suisse romande de supervision pastorale a été saisie de la demande et a confié la mise en œuvre d'une réponse adéquate à Jean-Claude Schwab, un superviseur pastoral accrédité.

Les débuts furent pragmatiques, prise de contact avec un second superviseur, Klaus Völlmin, recherche de fonds et mise sur pied de cours pionniers. Le 26 juin 2012 est fondée une association suisse qui a pour but de lever des fonds et de les remettre à la discrétion des superviseurs en vue d'un usage conforme aussi efficace que possible. En 2013 ont eu lieu deux événements de grande portée : la reconnaissance du premier superviseur congolais et le premier stage entièrement aux mains d'Africains !

Buts statutaires de l'association

L’Association a pour buts d'offrir un appui aux églises de RDC (Congo Kinshasa), dans leur projet de formation des aumôniers d'hôpitaux.

Principes RPC appliqués par l'association

  • La cohérence entre la réalité pratique et celle qui est rapportée est absolue.
  • Les comptes sont exhaustifs, ils représentent des recettes et des coûts globaux, les montants sont bruts.
  • Les comptes se basent sur et reproduisent uniquement le compte de banque de l'association auprès de la Banque cantonale du canton de Berne.
  • L'entier des comptes, bilan, résultats et journal, est présenté in extenso à l'Assemblée générale de l'association. Un contrôle complet est rapide, évident et des plus aisés.
  • Les mouvements sont inscrits à la date à laquelle ils ont été matériellement réalisés. Tous les actifs sont des liquidités mobilisables sans délai.
  • La comptabilité de l'association se limite à ses devoirs statutaires, la récolte de fonds et la mise à disposition de subsides.
  • La crédibilité des assertions est portée au plus haut point.
  • Les comptes sont vérifiés par deux vérificateurs nommés par l'Assemblée générale, mais une vérification par un organisme reconnu officiellement est envisagée.

Apports bénévoles:

Une estimation des recettes cachées dues au bénévolat peut faire état des données chiffrées minimales suivantes :
  • L'investissement en temps du directeur du projet, le pasteur Alfred Mbuta.
  • Le travail des deux formateurs suisses.
  • en prestations de formation
  • en travail d’infrastructure relationnelle et administrative en RDC
  • en préparation pour la prestation de formation en Suisse et en coordination avec les partenaires en RDC en recherche de fonds en Suisse

Soit  2520h à 50$/h = $ 126'000

Contributions des participants :

Chaque participant-e contribue aux frais de stage à raison de $ 100.- x 28 stagiaires $ 2'800
Le coût de leur transport jusqu'au lieu de stage est assumé soit par eux-mêmes, soit parfois par les institutions qui les envoient.
On peut compter une moyenne de 200$/personne x 28 stagiaires
$ 5'600
La perte de gains annexes est compensée par la plupart des autres ONG offrant des séminaires de formation en RDC à raison de 200 à 500$/pers pour 5 semaines. Il s'agit de pertes de gain par l'abandon des occupations rémunératrices annexes pour suivre les stages. Le projet CPT ne verse pas ces compensations.
On peut compter une moyenne de 350$/personne x 28 stagiaires
$ 9'800
Le dédommagement des superviseurs en formation ne couvre pas leur salaire. On peut évaluer leur "sacrifice" à 1'200$ x 5 formateurs en formation: $ 6'000
Ce qui donne un total de recettes cachées de l'ordre de $ 24'200

Efficience du projet

Evaluation

Un test de fin de cours est établi avec une évaluation pratique.

Ce test consiste en une auto-évaluation du stagiaire par lui-même et par son superviseur, selon des grilles établies et en fonction de ses propres objectifs initiaux. Il présuppose que le stagiaire a accompli tous les travaux demandés; et qu’une évaluation permanente a été opérée pendant tout le cursus de formation. En supervision, le stagiaire s’évalue par rapport aux objectifs qu’il s’est fixés au départ, en accord avec ses formateurs. Ce test n’est donc pas un test académique certifiant d’un niveau obtenu de capacité, mais une évaluation de l’évolution de ses capacités. L’évaluation du superviseur lui indique les domaines où il a encore à progresser.

Formation permanente

Dans les grandes villes, les aumôniers formés sont suivis pendant les deux ans consécutifs par des formateurs accrédités qui leur proposent des rencontres régionales de formation continue, vérifient l’évolution et l’adéquation des engagements de chacun.

Les cours CPT se donnent dans un ou des hôpitaux ; c’est là que la pratique s’opère. Cela présuppose que la direction des hôpitaux concernés a été contactée par le projet, qu’elle a donné son accord. Mais souvent cet accord n’est que formel et fondé sur la simple crédibilité de la présidence de l’ECC et des formateurs, sans connaissance concrète du projet. Lors de la réalisation du CPT, ces directions découvrent concrètement l’enjeu de cette formation et de cette aumônerie, ainsi que le profit pour l’amélioration des soins hospitaliers qu’ils offrent. Ils seront plus disposés ensuite, non seulement à accepter mais aussi à désirer qu’un tel service soit établi dans leur institution.

Formation des superviseurs, formateurs et animateurs de cours

Les cours de formation méthodologique sont organisés périodiquement (tous les 2-3 ans).

La fréquence de ces cours dépend
  • du nombre de candidats potentiels (ayant suivi au moins deux cours CPT), capables et disponibles,
  • de la capacité d’absorption de ces candidats, c-à-dire du nombre de cours CPT qui peut leur être offert comme lieu de formation,
  • du besoin effectif de la filière de formation (nombre minimal et maximal de superviseurs à disposition)
  • des moyens financiers à disposition.

Supervision

Les superviseurs en formation se font superviser par des superviseurs accrédités. Cela présuppose que des superviseurs accrédités ou reconnus soient disponibles dans les lieux où demeurent les superviseurs accrédités.

Actuellement le professeur Masiala, le superviseur Alfred Mbuta, le doyen de la faculté de psycho-pédagogie de Kisangani, ainsi que les cinq superviseurs accrédités ( Samuel Aluta, Cyrille Ikomba, Grégoire Ntobo, et Joël Kuvuna ) assurent cette fonction.

Retentissement

L’impact sur les malades n’a pas pu être mesuré de façon systématique jusqu’à présent, ni auprès d’eux, ni auprès de leurs familles ou de leurs soignants. Les multiples témoignages des malades rapportés par les aumôniers (ou stagiaires-aumôniers) indiquent un taux élevé de satisfaction.

Plus précisément, les patients rencontrés et accompagnés expriment leur reconnaissance d’avoir été écoutés, pris au sérieux, reconnus dans leur être et mal-être, rencontrés dans leur désespoir et aidés à en sortir, conduits à découvrir leurs propres ressources et celles qui leur sont données. Certains témoignent aussi de leur rapide amélioration, d’autres de leur guérison, ou encore de l’affermissement de leur chemin de vie…

L’impact sur les stagiaires eux-mêmes est lui aussi impressionnant. C’est vital, car ce sont eux les vecteurs principaux du changement.

Ils viennent au cours CPT pour acquérir des outils et compétences au service de leur ministère d’accompagnement des personnes souffrantes. Et ils découvrent que c’est eux-mêmes, leur propre personne qui est l’outil principal. Ils sont donc bénéficiaires non seulement par l’acquisition de compétences, de savoir-faire et de savoir-être, mais aussi par la transformation profonde de leur être, de leur mentalité : ils apprennent comment puiser dans leur propres ressources et dans celles qui leur sont données. Une enquête auprès d’eux a été menée concernant l’impact sur leur vie et leur ministère, un an après leur premier cours CPT. Elle rend compte de l’impact important de cette formation sur leur vie et leur ministère ; en particulier sur la grande diversité des lieux d’application. (hôpital, paroisse, amis, famille, couple…).


Les personnes qui souhaitent rencontrer les porteurs de ce projet sont invitées à prendre contact

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